Comme toujours avec UY TV, une partie du plaisir au visionnage est de repérer les multiples caméos et références qui parsèment la série; là, en à peine une poignée d'épisodes, j'ai déjà pu apercevoir Devilman (ou plutôt Devil-Ataru), Kenshiro de Hokuto no Ken sur les bancs de Tomobiki, un superbe gattai Shinobu/Lamu hommage à Magne robot Ga-Kin, au moins deux références à la patrouille aérobatique nippone, les persos de Dirty Pair et de Dancougar à la plage, et enfin tout un épisode mélangeant révolte lycéenne et Nausicaa (ce qui tient lieu de God Warrior étant gracieusement fourni par Lum). Un peu avant, un épisode où un pièce de théatre censée départager Ryunosuke et Benten en matière de féminité était envahie par les ninjas du Chateau de Cagliostro, avant que tout la distribution ne s'embarque en voyage pour Iscandar (Yamato)... plus surprenant, une séquence entière parodie Ami, une des sagas les plus connues de la célèbre séries d'OAV érotiques Cream Lemon. Inutile de dire que j'ai été sur le cul quand j'ai fini par percuter la référence : les animateurs de la série connaissaient parfaitement leur audience - ce n'est pas un secret, la série plaisait majoritairement aux lycéens et aux étudiants, la catégorie de la population la plus à même de fournir des contingents aux otakus.
En parlant de technique, il y a toutefois un animateur dont l'absence se fait sentir sur la fin de la série, il s'agit bien évidemment de celui dont le nom est le plus facilement associé à la série : Masahito YAMASHITA (山下将仁). Un des premiers disciples de Yoshinori Kanada, on lui doit les scènes de background animation significatives de la série ainsi que quelques unes des séquences les plus bluffantes de la série, comme l'arrivée de Mendo lors de son premier jour d'école, ou le fameux épisode dans la bibliothèque sous la houlette de Wendy de Peter Pan - le même épisode qui avait impressionné rien de moins qu'un Shinya Ohira jeune. La scène vers la fin du film Only You avec la révolte des prisonniers sur la planète de Elle, c'est lui aussi.
Influencé par le travail de Kanada à la fin des années 70s (il était fan au point de filmer ses séquences avec une petite caméra afin de mieux les étudier), il avait commencé sa carrière dans l'animation à l'age de dix-huit ans; il ne reste que quelques intervalistes et passe vite animateur-clé, puis fonde sa propre petite structure en 81 avec Studio Oz. On le retrouvera plus tard sur des productions telles que The Hakkenden ouSpriggan, ainsi que sur ces hommages au Kanada Style que sont Birth en 84 et Dead Leaves vingt plus tard...
Voir : Anipages, et le Sakuga Wiki
Il reste des animes de Urusei Yatsura que je n'ai toujours pas vu, notamment dans les OAV ou encore le sixième film de 91, Itsudatte My Darling, réputé pour sa médiocrité. En janvier dernier était aussi enfin sorti en DVD l'épisode spécial The Shougaibutsu Suieitaikai, un des trois épisodes animés en juillet de l'année dernière pour les 50 ans du Shônen Sunday (les deux autres étaient un épisode de Ranma et un de Inuyasha qui venait donc préparer le terrain pour la nouvelle série). Vaguement inspiré d'un des chapitres du manga, il met les étudiants de Tomobiki aux prises avec leur principal pour une histoire de piscine : pour avoir le droit de se baigner dans la piscine de l'école, ils doivent survivre à une course aux obstacles complètement folle dans les couloirs de l'école; d'où moult scènes de délire de masse dont on avait l'habitude dans la série TV.
La modernisation du trait de l'anime passe très bien, et mis à part quelques personnages pour lesquels un temps d'ajustement est nécessaire (Shinobu et sa nouvelle coupe), force est de constater que je ne cracherai pas sur une nouvelle série TV de ce niveau de qualité. Les personnages secondaires habituels font un caméo (Oyuki et Benten, le trio Sugar/Ginger/Pepper, Ryoko, les ET à gueule de poiscaille). On tiens là un épisode bourré d'énergie et de folie, dans la droite ligne des épisodes les plus hystériques de la série TV.
Lien : Pony Canyon
Publication originale : 19 avril 2010 (21:04)




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