mardi 6 avril 2010

[OLD] Carnelian au Comiket 76




On en sait donc plus sur ce que devrait nous offrir l'artiste Carnelian au prochain Comiket; d'une part avec le stand corporate de Orbit et qui devrait s'axer, si on crois le programme mis à disposition sur le site il y a deux semaines, autours de deux grandes tendances : des goods Para-sol afin de célébrer dignement l'été et le prochain gros titre de son label Root (dévoilé l'année dernière et toujours prévu pour cette année, sans plus de détails), ainsi qu'un event consacré à Garnet Craddle premier jeu de son label Spica (des otome games tout public) sortis en mai dernier et qui verra la commercialisation de l'OST du jeu. Ah, et puis toujours des illustrations de Suzuna deKao no nai tsuki sous forme de polochon ou de carte téléphonique, parce qu'on ne s'en lasse pas.



Quant au cercle perso de l'artiste, une mise à jour de son site en fin de WE dernier nous a permis d'en savoir un peu plus : outre le volume 26 de sa série de recueils de fanarts Benigyokuzui, Carnelian version C76 se déclinera sous le signe des films remake de Evangelion avec des goods et un dôjinshi tout entièrement consacrés à la terreur d'outre-Rhin, Asuka Langley. Enfin, un CD de "pop fraiche" Lemonade Kiss, placé sous les auspices de Hatsune Miku sur des compos de Kim's Sound Room et des paroles de Yuma Katagiri, deux collaborateurs réguliers de Orbit/Core, vient terminer de compléter l'offre.

(ajout du 08/08/2009 - la page internet a été complétée et on peux voir un aperçu du dôjin et des goods Eva, ainsi que du cadeau offert avec ledit dôjin : un jeu de tap-tap sumo à faire soi-même en papier avec les persos de la série de la Gainax dessus... ultime !)

Rien de réellement passionnant d'un point de vu perso donc sauf le nouveau Benigyokuzui; j'aurais préféré la voir continuer dans la veine de ses dôjins Macross Frontierde l'année dernière (voir des derniers Persona, dont elle avait déjà réalisé quelques fanarts) plutôt que de dessiner Asuka en tablier de cuisine.
M'enfin, au moins l'occasion est belle pour reparler plus en détails de cette artiste.

Carnelian


On sait d'elle qu'elle est née un 21 septembre et qu'elle a commencé à jouer très tôt aux jeux vidéos sur micro sur un MSX, quant elle était encore à l'école primaire; parmi ses jeux préférés, elle cite Daikōkai Jidai (Uncharted Waters) de Koei, Lunatic Dawn de Artdink, Genei Toshi Illusion City de Microcabin, les Dragon Slayers de Nihon Falcom ou encore Snatcher de Konami (et qui, comme chacun sait, est le meilleur jeu de Kojima de tous les temps).

Elle commence à dessiner à la même époque et publie ses premiers dôjinshis au collège. Après le lycée, elle intégrer une école de design avec déjà le désir de travailler dans l'industrie du jeu vidéo. Ses premiers travaux sur des eroge remontent à Re Leaf en 1998 et Machine Maiden en 1999. En 2000 et avec l'explosion de Relic (qui deviendra âge, l'éditeur d'un certain Kimi ga Nozomu Eien), elle décide avec d'autres collègues de fonder sa propre boite : Orbit-Soft.

Les deux premiers jeux édités sont Kao no nai tsuki (顔のない月, aka No Surface Moon, ou encore Moonlight Lady aux US) en 2000 et dont l'héoine deviendra un peu la mascotte de l'artiste, et Yami to bôshi to hon no tabibito (ヤミと帽子と本の旅人) en 2002. Tous les deux rencontrent un net succès et seront adaptés en anime avec une série de 5 OAV produites par Pink Pineapple et animées par Imagin à partir de 2001 pour le premier (et dont l'épisode final mettra plus d'un an à sortir à cause des difficultés de PP ces années-là) et une série TV chez le studio Deen à partir de 2003 pour le second.

A partir de là, la production de l'éditeur Orbit va commencer à se décliner en plusieurs labels pour plus de lisibilité : Root pour les jeux principaux de l'éditeur (Kao no nai tsukiYamibou ou le futur Para-sol), Clover pour les autres jeux bishôjos (Quilt), Orbit-Cactus puis plus tard Core (Messiah) pour les jeux BL destinés à un public féminin et enfin dernier en date Spica pour les otome games "tout public". A noter qu'en 2007 et toujours dans la gamme Root était sortis le jeu Tôka Gettan (桃華月憚) après largement plus d'un an de développement et des rumeurs de maladie de l'artiste. Annoncé à l'origine comme un Kao no nai tsuki 2, il partage avec son ancètre la même ambiance de fantastique mais il s'agit finalement d'un pur spin-off. Le Studio Deen (encore eux) en réalisera une adaptation télévisée rendue plus ou moins fameuse par son gimmick de raconter l'histoire à rebours, le premier épisode étant le dernier et vice-versa.

Parallèlement à toutes ces productions, Orbit lance aussi un fan-club où les amateurs des productions de l'éditeur peuvent venir acheter des jeux exclusifs, non vendus dans le commerce : le premier d'entre eux sera Suzuna Nekki (鈴菜日記) consacré à l'héroine de Kao no nai tsuki (et qui finira par être inclu dans la version collector du jeu sortis un peu plus tard, d'ailleurs).

Carnelian est donc aussi particulièrement active dans le domaine des dôjinshis où elle peut pleinement assouvir sa passion pour les bishôjos, et réalise presque des nouveaux numéro pratiquement à chaque édition du Comiket ou de Sunshine Creation. Ses deux séries principales de dôjinshis sont les Benigyokuzui, lesquels compilent ses fanarts de séries ou de jeux vidéos (on y trouve entre autre des pastiches de Harry Potter ou Five Star Stories), et ses Ura-Benigyokuzui (pareil mais plus typé public féminin). A côté de ça, on trouve pas mal de dôjinshis one-shot, ses art process, des goodies du comiket...

Dans le commerce, outre les art-books consacrés entre autres à Kao no nai tsukiQuilt ou Messiah, un recueil Carnelian Collection Game Works présentant ses premiers travaux avait été édité en décembre 2001 chez Kadokawa (isbn 4047070645).




Liens
 :
Voir aussi l'article consacré à Carnelian dans le second numéro de 2003 de Newtype USA.


Publication originale : 4 août 2009 (18:03)

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