mercredi 8 janvier 2014

Senran Kagura 2, rapide bilan de la conférence



J'avais oublié combien les event lives consacrés à la série étaient pénibles et vulgaires à regarder. Bref. Après les mois de calme qui ont suivies la sortie du jeu Vita et la diffusion de la série animée, et durant lesquels il n'y eut que quelques cartes pour le jeu New Wave sur mobile à se mettre sous la dent, la conférence Senran Kagura s'est donc tenue ce matin et a permis d'officialiser les informations qui avaient fuité hier.

- Senran Kagura 2 Shinku est donc confirmé sur 3DS. Ce n'est pas une surprise, réserver la primeur de la série principale à la portable de chez Nintendo a déjà été affirmé de par le passé tandis que les spin-offs restent sur Sony et Mobile. Vous vous dites sans doute "oui nombre de copies vendues sur Vita supérieur à ce qui a été vendu sur 3DS, donc à quoi bon ?" et vous n'avez pas tort; mais, pour rappel, la base d'installation de la 3DS a continué de grandir depuis la sortie de Burst et à pratiquement doublé de 7.94M fin septembre 2012 à 13.3M en septembre 2013. L'intérêt de rester chez la marque de Kyoto est patent, au fur et à mesure que la franchise se fait connaitre elle a la capacité de toucher un public plus nombreux en restant sur la portable de Mario. Sortie prévue donc le 7 août.

Et en plus, on pourra latter directement des youmas ce coup-ci (dont ce qui ressemble fort au petit cousin d'Orochi dans les jeux 3DS). Ce n'est pas encore Monster Hunter, mais ça devrait apporter une diversité bienvenue aux combats.



- Par contre, il reste une certaine rancune entre les fans de Nintendo et le producteur. Succinctement, lui est reproché l'infidélité avec Sony, surtout qu'elle s'est faite en reculant la sortie d'un patch visant à corriger un bug mineur de Burst. Le retour du fils prodigue a donné lieu à des grincements de dents assez acerbes.

- Ce qu'on sait sinon de concret sur Shinku : on aura à nouveau (après Shinovi Versus) droit à un mode multiplayer et même du coop à deux, avec notamment des attaques combinées; le moteur de jeu ressemble fortement à celui des précédents jeux 3DS mais avec une caméra plus libre, dans le goût de ce qui avait été fait sur Vita; Murasame, ce boulet servant de grand frère à Ikaruga - okay, j'en rajoute, il y a eu un grand mieux lors de son rapide caméo lors du dernier tome du manga Guren no Ouroboros et où il sauve Yomi - sera un personnage réservé au possesseurs d'une save Burst et sera aussi proposé en DLC; et enfin, le meilleur pour la fin... on devrait désormais avoir droit des personnages masculins dans l'équipe.

Oui au fanservice à destination des deux sexes, oui à l'opportunité de voir aussi des hommes terminé dans leur plus simple appareil. Voir, profiter de la fonction bounce. Ça va être très drôle. Si l'idée derrière est de draguer le public des otome games, ils auraient peut-être mieux fait de proposer soit une équipe complète plutôt que juste un duo rachitique, soit de publier un jeu complet à part.


Comme d'habitude les nouveaux personnages devraient être annoncés au compte-goutte; ici, Kagura et Naraku. Affiliations inconnues.

- Un jeu de rythme culinaire sur Vita ? D'accord, celui-là et dans la catégorie des OVNI complets je ne l'avais pas du tout vu venir. La rumeur a commencé à filtrer hier via 2ch qui prenait pour source le dernier Famitsu, et Dekamori Senran Kagura a tout du jeu un peu bouche-trou sous-traité à un studio peu connu (Meteorise, habituellement dans le dév Mobile) tandis que l'équipe principale se focalise sur l'épisode 3DS. Il s'agira d'un jeu à télécharger pour 2400 yens, les personnages de l'école Hanzo ou les camarades d'Homura seront disponibles d'entrée de jeu et il faudra débourser 2500 yens pour un DLC si on veut y ajouter les filles de Gessen ou la nouvelle équipe de Hebijo. Ou opter pour le season pass à 4083 yens d'entrée de jeu. 

Je n'ai aucune idée de à quoi il faut s'attendre, mais comme dit le proverbe, la curiosité, en plus de tuer le chat, l'a attaché à un bloc de béton avant de balancer le tout au fond du fleuve. J'ai donc de fortes chances d'être sur les rangs le 20 mars pour voir de quoi il en retourne, et apprendre à cuisiner, qui sait, un plat au curry ou une bonne petite bouillabaisse, et ceci en rythme et en chanson.


(Hey, le partenariat avec Top Chef, c'est peut-être une bonne idée pour promouvoir la série dans notre pays !)

- Plus intéressant même si on a pu peu de détails dessus, Estival Versus devrait finalement être un vrai nouvel épisode de la famille Shinovi Versus et non pas un port comme je le pensais initialement. Une sortie sur hardware Sony, sans plus de précisions, laisse penser à une release cross-buy PS3/Vita.

D'après 4gamer le nom complet est 閃乱カグラ ESTIVAL VERSUS -少女達の選択 (sélection) ?

- Takaki a annoncé lundi la reprise du manga dans les pages du Comics Alive de mars. Si ma mémoire est bonne, les derniers chapitres en date avaient été publié fin 2012, au point que le magazine dû se contenter de republier le dernier chapitre pour fêter le début de l'anime début 2013.



Passons sur le fait que les années nous ont habitué à spéculer sur des raisons de la disparition du paysage (pour des raisons notamment de santé, coucou Ai Yazawa) de tel ou tel mangaka - les maisons d'éditions n'aiment généralement pas discuter du sujet. J'espère que cette fois sera la bonne. Grosso modo et au vu du tempo de cette adaptation, il ne manque plus qu'un tome pour boucler la série, soit cinq-six chapitres restant à publier à tout casser.

En parallèle un nouveau manga devrait débuter dans Famitsu Comic Clear.

- Des nouveaux persos pour New Wave. Bon, au bout d'un moment, il serait bon de faire quelque chose d'utile de tous ces nouveaux personnages, comme les rapatrier dans un des titres 3DS/Vita ? Je ne parle pas juste de Ayame tenant la boutique d'items dans SV.



Donc voilà, pas de trailer Shinku (mais un extrait du gameplay), peu de détails sur EV, un jeu de cuisine rythmique wtf-esque et pas de nouvel anime (mais ça j'étais le seul à l'attendre) : plutôt déçu au final.

Source du scan de mag : otakomu
Compte-rendu sur Animate
Inside game
4gamer
Famitsu (2)

jeudi 3 janvier 2013

En attendant THE UNLIMITED : Ghost Sweeper Mikami Gokuraku Daisakusen !!

Avec le début de The Unlimited - Hyôbu Kyôsuke la série spin-off de Zettai Karen Children qui se profile à l'horizon le week-end prochain (vivement !), le moment n'était pas pire qu'un autre pour revenir brièvement en arrière et se pencher sur le précédent (et seul autre) gros succès de Takashi Shiina avec Ghost Sweeper Mikami, et plus précisément par le biais de son adaptation pour le grand écran en 1994. Diffusé conjointement dans le cadre d'un Toei Anime Special avec le troisième film de Ranma 1/2, le moyen métrage La légende du Phénix, et le film consacré aux aventures de Bow, le chien de l'ère Heisei, il vaut pourtant le coup si vous n'êtres pas allergique à un divertissement tant qu'il est de bonne facture.


Mais d'abord et puisque je vois les plus jeunes s'interroger, Ghost Sweeper Mikami, qu'est-ce que c'est ?

Les séries mettant en scène créatures et intrigues issues du surnaturel sont encore très populaires lors de la première moitié des années 90s puisqu'on trouve rien de moins, dans la catégorie des shônens à baston, que le plus gros succès du moment avec Yu Yu Hakusho, mais c'est très loin d'être le seul exemple : Jigoku Sensei Nube débute comme une grosse comédie mettant en scène les aventures de son prof dont la main a été remplacée par celle d'un démon et chargé aussi bien de repousser la faune du folklore local que de corriger les bêtises immatures de ses élèves; Ushio to Tora du très grand Kazuhiro Fujita où on peut voir l'introduction d'un soupçon de conscience écologique avec les yokais en tant que défenseurs de la nature, thème qui sera bien plus largement développé plus part dans un Blue Seed; de son côté Mamono Hunter Yohko s'attache plus spécifiquement au sous-genre de la jeune héroine en tenue sexy combattant des gros monstres répugants à coups de lame; enfin, citons aussi 3x3 Eyes, qui n'est rien de moins que l'un des premier gros succès de Megumi Hayashibara. Et un exemple précoce de série dont le succès se construit entre autre sur une héroine proto-moe, en voulant être désobligeant.

J'adore le postulat de départ de Ghost Sweeper Mikami qui veut que ça soit l'urbanisation continue du Japon qui pousse les yokai à quitter leurs repères traditionnels pour envahir les vivants, entraînant du coup la création d'une profession d'exorcistes-à-louer dédiée (les fameux Ghost Sweeper, donc) - c'est une variation amusante sur un thème inspiré de la bulle immobilière japonaise des années 80s et qui, dans le cadre de séries plus typées cyberpunk par exemple, a inspiré toutes ces magnifiques arcologies que l'on voit dans les animes de l'époque, Akira en tête, et qui étaient d'ailleurs souvent inspirés de projets réels mais restés utopiques (mais voir aussi dans le cas de Patlabor, un projet Babel déjà plus réaliste - ahem).

Influence de Rumiko Takahashi probablement (1), le petit monde peuplant l'univers de GS Mikami - et le ton très comique de leurs aventures - a des faux-airs d'Urusei Yatsura : personnages souvent stéréotypés et dotés de caractéristiques surnaturels et/ou SF, grimaces, gags visuels, personnages tombant à la renverse en cas de délire... ainsi notre héroine principal, Reiko Mikami, exorciste à la chevelure de feu, doté d'un costume moulant que n'aurait pas reniée une danseuse du Tokyo's Julianna, et pourfendant les hordes surnaturelles à l'aide de son lightsaber psychique, s'avère aussi cupide et intéressée qu'elle peut être efficace dans la chasse au fantôme, au point de ne verser que des pécadilles à son assistant et souffre-douleur attitré, le lycéen  Tadao Yokoshima (et si ce dernier peut difficilement être comparé à un Kôichi Minamoto de ZKC, on m'enlèvera pas de l'esprit qu'il y a un peu de la future Fujiko Tsubomi dans Reiko). Restent que ces deux-là sont des paragons de normalité par rapport à certains des spécimens dont ils vont peu à peu être amenés à s'entourer au fil de la série, de Karasu le prêtre catholique et ex-mentor de Reiko expulsé de l'église à cause de ses méthodes à Okinu le fantôme d'une frêle jeune fille qui se retrouve rapidement adoptée par Reiko en tant que seconde assistante de sa boite, secrétaire et fantôme-à-tout-faire, en passant par Pete le biseinen de service qui a une dent contre son vampire de papounet, le Docteur Chaos, archétype du savant fou (un alchimiste en fait... oui, il est très vieux) qui s'est même construit une gynoide de combat prénommé Maria, Meiko qui malgré ses douze shikigamis s'avère... un peu simplette, ou Emi, la femme d'action et exorciste vaudou qui a passé un pacte avec le Diable. Tout ce petit monde chasse les fantômes dans la joie et l'hystérie collective, du moins au début : à l'instar d'un ZKC qui joue plutôt sur la comédie et les gags à ses débuts avant de devenir (un tout petit peu) plus sérieux au fil des tomes, Shiina avait déjà tendance dans GS Mikami plus à jouer sur le développement de ses personnages que d'une intrigue fil rouge principale, et certains de ces personnages se révèle avoir un background plutôt tragique. Mais foin de toutes ces considérations qui ne concernent pas le film, le but de celui-ci étant de divertir en faisant défiler au passage une partie non négligeable des personnages réguliers de la série. Et là, deux réactions sont possibles.

D'une part, si je devais perdre un manga à chaque fois que le grand méchant d'un anime se révèle être Oda Nobunaga rescuscité pour semer la mort et le chaos au Japon avant de conquérir le reste du monde, j'aurais vite fait de résoudre mes problèmes de place. En effet, dans ce film, Reiko et compagnie sont engagés par le spectre de Akechi Mitsuhide pour empêcher Nobunaga de revenir à la vie; évidemment la mission capote et provoque l'effet inverse de celui escompté, et c'est un Nobunaga plus vif que jamais qui provoque une apocalypse zombie en plein Tokyo avant de se bâtir un chateau médiéval au sommet d'un gratte-ciel.

Oh, et Nobunaga est en fait Nosferatu, et son but principal semble être de faire main basse sur les réserves d'hémoglobines de la planète. Mais si mais si.



Et là, vous n'avez pas encore vu le distributeur de sang frais qu'il s'est aménagé : du pur génie.

L'autre réaction possible, c'est de reconnaître que ce moyen-métrage d'une heure est plutôt bien foutu, drôle et propose quelques scènes d'action de très bonne qualité. En effet, il se paie le luxe de proposer quelques animateurs de talent dans ses crédits.


(merci à l'utilisateur youtube Kyon Hitsugaya)

Cette fantastique scène de l'OP est réalisée par Takahiro KAGAMI qui était déjà animateur sur la série TV; s'il a débuté au sein du studio Cockpit connu pour ses travaux de sous-traitance, cet animateur doué a su trouver sa place dans l'industrie au point d'assurer deux rôles majeurs pour lesquels son travail a été reconnu lors de la décennie écoulée : d'une part sur l'anime de Death Note où il avait assuré la supervision globale de l'animation sur la série, et d'autre part sur Yugi-oh notamment au design des monstres; difficile de nommer l'ensemble de ses autres travaux notables comme chara-designer ou directeur de l'animation, étant partial, je choisis surtout de retenir plusieurs épisodes de Penguindrum, de Mushishi, une participation au film de One Piece d'Hosoda ou encore dernièrement aux OAV de Last Canvas - amusant pour un amateur de la série Saint Seiya originale. Mais quittes à parler d' adaptations animées tirées de travaux de Shiina, difficile d'ignorer l'éléphant au milieu du salon : c'est lui qui avait conçu le chara-design de Zettai Karen Children en 2008, et il avait d'ailleurs notamment dessiné les illustrations des jaquettes des DVD nippons.  

Pour en revenir au film de GS Mikami, on doit aussi au même Kagami cette scène vers la fin du film où Akechi prends possession de Tadao. Evidemment, du point de vue de Reiko le changement de personnage s'avère déconcertant !

Takaaki YAMASHITA (complice de Hosoda sur les films de Digimon ou One Piece) réalise la séquence de l'araignée blessant Reiko, prélude de la résurrection de Nobunaga.

Le talentueux Hideki HAMASU (tellement de choses, il a notamment été collaborateur régulier sur les films de Satoshi Kon) réalise le fantastique combat opposant Reiko à Ranmaru.

Mitsuru AOYAMA, déjà chara-designer et responsable de l'animation de la série TV, réalise le combat entre Reiko et Nobunaga, et la séquence post-générique. Son nom rappellera des souvenirs au fans des série de magical girl de la Toei ces dernières années comme Précure ou Dorémi, puisqu'on l'a souvent retrouvé au poste de directeur d'animation sur de nombreux épisodes.

Petit bilan final en forme de dernier mot donc : clairement pas le meilleur film de la décennie ou même de l'année 1994, indubitablement. Mais un divertissement honnête, surtout si vous appréciez l'humour un peu rétro (action/aventure/gag-manga des eighties et légère Rumiko Takahashite) des travaux de Shiina, alors vous pouvez tomber sur pire que sur ce petit film injustement oublié.

Sources utilisées : ANN, sakuga wiki.























(1) Clairement revendiqué par Shiina, d'où ce strip parodique dans le manga de ZKC :


mardi 1 janvier 2013

Hells Angels, adaptation du manga de Hiromoto Sin-Ichi chez Madhouse



Non, je n'ai pas six mois de retard, c'est juste le raw qui a pointé le bout de son nez tandis que j'avais le dos tourné. Non mais.

Pourquoi les gens meurent - parce qu'ils sont en vie - et où vont-ils après - EN ENFEEEER MWAHAHAH !


Premier jour dans un nouveau lycée pour Linne Amagane(1), jeune fille enjouée pour qui 'primesautier' n'est pas un vain mot, surtout quand elle se retrouve à se carapater ventre à terre en direction de sa nouvelle école. Hélas, la conjonction singulière du destin, des manipulations d'une tierce personne (mais chut, celà on ne l'apprendra que plus tard) et d'un pauvre félin doté d'un minois aussi démoniaque qu'est considérable son talent pour attirer tout ce qui roule à tombeau ouvert dans les environs devait en décider autrement. Est-ce déjà la fin pour notre héroine  ? Que nenni ! Et c'est sans même se laisser perturber ou y réfléchir à deux fois qu'elle continue à galoper sans se rendre compte qu'elle franchit gaiement les portes du bahut des enfers - décidée qu'elle est à ne pas s'en laisser démonter par diverses pécadilles telles que des décors très Tim Burtonien / King  of Bandits Jing dans l'inspiration, ou, peut-être, la possibilité qu'elle serait trépassée; sa réaction en découvrant sa nouvelle classe, laquelle compte quand même un garou, un chapeau pointu et une succube entre autres minorités visibles, est quand même un magnifique : "chouette, l'uniforme n'est pas obligatoire". 



Le choc culturel est un peu plus violent pour le reste de la classe, et il faudra l'intervention d'un très charismatique principal Hellvis, lequel semble avoir emprunté sa garde-robe au King, pour que Linne finisse par intégrer qu'en ce qui la concerne, sa dernière heure appartient déjà au passé. Par contre, si elle obtient son diplôme, elle pourra obtenir le droit de franchir les portes du paradis, car pour Hellvis, le mot d'ordre c'est : étudie, baby ! S'ensuit une période d'acclimatation dans les tréfonds de l'enfer pour Linne où elle va apprendre à sympathiser avec ses camarades dont la mutique Stealer avec qui elle fait chambre commune. Mais bientôt, sa route va croiser celle du conseil des élèves, qui, comme dans tout bon lycée japonais, est composé d'individus... sortant de l'ordinaire et comploteurs : en l'occurrence, ils sont encore humains et Linne serait dans le même cas qu'eux. Mieux, il n'existe aucune traces de son accident de voiture fatal... Linne serait-elle encore vivante ? Mais alors qui l'a amenée aux enfers, et pourquoi ?

Le reste du film continue dans la même veine de comédie infernale où se succèdent de manière chaotique tournoi de volley scolaire, le mystère du coeur géant et possédé par la folie dissimulé sous le bien-nommé Heartbreak Hotel, l'arrivée d'un mari d'une incarnation précédente de Linne nommé Who (pas le docteur), sur fond de conflit entre Cain et Abel, l'intervention des sept grand démons incarnations des sept pêchés capitaux, et enfin un grand plan pour détruire la Création en moins d'une semaine en enrayant le mécanisme transmigration des âmes (d'un point de vue théologique je ne sais pas si c'est très catholique). Ah, et Dieu fait un caméo. Aux enfers, oui oui (Dieu n'est-il pas mort ?).

Comme d'autres productions signées Madhouse de la décennie 00's, Hell's Angels aura connu une genèse un peu longuette puisque, bien que présenté au Tokyo Anime Fair en 2006 et 2007, et après un premier trailer en 2008 où certaines scènes apparaissent déjà quasi-terminées, le film connait ensuite un parcours aléatoire, majoritairement constitué de projections en festivals, et il faudra finalement attendre l'été 2012 pour que la grâce d'une sortie Blu-ray ne vienne effleurer le territoire japonais.



A la base un manga de Sin'Ichi Hiromoto, Hell's Angels (ou tout simplement Hells pour l'anime) était sous forme papier un délire bouillonnant et brouillon de figures démoniaques et sexy, s'ébattant une ambiance très bonne enfant dans des enfers (mais plutôt faudrait-il parler de purgatoire) peuplé de personnages aussi barges que sympathiques, du chien zombi prénommé Franken au professeur dont la propension à faire claquer sa ceinture comme un fouet n'aurait pas dépareiller dans les pages de Harenchi Gakuen

Si la participation du talentueux Kazuto Nakazawa (Samurai Champloo, Comedy) rassurait quand au respect du modèle par la version animée, j'étais plus circonspect quand à la présence d'un Yoshiki Yamakawa (qui s'est d'ailleurs compromis dans des Kill Me Baby ou Little Busters dernièrement) aux crédits; en tout cas, si j'avais un grief principal à formuler à l'encontre de cette adaptation, c'est d'ailleurs que la trame de l'anime suit trop fidèlement celle des trois tomes du manga. 

Si dans le cadre d'une adaptation stricte sous forme d'OAV, ça serait peut-être mieux passé, sous la forme d'un long-métrage de quasiment deux heures, le rythme s'en ressent, et la narration qui reste calquée sur un découpage en chapitres n'est plus du tout adaptée au format d'un film. Résultat, un film qui laisse l'impression d'être un tantinet longuet. 

S'y ajoutent la réa, bien que décente, mais loin de ce que l'on aurait pu espérer d'un long-métrage de ce calibre, et l'ironie qu'après un Panty & Stocking avec lequel on ne peut s'empêcher de dresser des parallèles pour le graphisme  ou l'esprit punk, Hell's Angels parait bien sage, à la conclusion relativement convenue, et en tout cas loin de l'électrochoc que fut la série de Gainax. Reste un film très sympathique à voir, qui vaut pour son graphisme et son humour déjanté. Le visionnage en plusieurs séances peut être une bonne idée pour mieux en profiter.

(1) au nom prédestiné, puisque que Rinne désigne le cycle des réincarnations dans le Boudhisme.

Site off Hiromoto Sin-ichi
Hell's Angels ne connaîtra pas le TIFF2007
Hells Angels : Highway to Hell pour Madhouse

Premières minutes du film sur la chaine Youtube de Madhouse :





 




  


























J'avoue que je n'ai que récemment fait le rapport entre le nom de Sin'Ichi Hiromoto et celui de l'auteur de cette version manga de Star Wars - Le retour du jedi dont j'avais brièvement entendu parler dans les 90s. A priori sa participation à la franchise fut de courte durée; c'est regrettable, il aurait pu apporter quelque chose qui a longtemps fait défaut à la série : enfin une version sexy de la princesse Leia.