samedi 24 décembre 2011

[Noël 2011] Redline, l'élégie derrière l'explosion visuelle

Loin dans les tréfonds obscurs de la galaxie, calées entre une supernova et une naine blanche, deux entités doués de pouvoirs quasi-divins et que dans un souçis de simplification nous appeleront Galacnyus et le Tetho d'argent devisent tranquillement de leur plan pour conquérir l'univers. Les modalités : recruter une équipe de bloggers de cho... de bloggers, leur proposer sur cinq sujets qu'ils auront eux-même choisis d'écrire sur celui qui aura été voté par leurs bienveillants comparses, puis lâcher la meute sur une blogosphère inconsciente des risques qu'elle court tandis que ladite blogosphère, affaiblie par ses excès du Réveillon, vacillera entre les restes de chapon et le cadavre de la bûche aux premières heures de Noël. La ligne de défense initiale ainsi balayée, le reste de la Réalité devrait suivre au bout de quelques heures. Enfin c'est ce que j'ai cru comprendre des motivations profondes du projet, ce lien vous expliquera tout ça bien mieux que moi.

  • Axel Terizaki parlera de Wakfu
  • FFenril reviendra sur un grand classique avec Galaxy Express
  • Amo compte blogguer sur les filles de Infinite Stratos
  • Nyo expliquera l'intrigue de Steins;Gate à ceux qui comme moi n'ont rien compris 
  • Tetho vise l'illumination aux côtés du Bouddha
  • Jonas compte revenir sur l'explosif Birdy The Mighty version Decode, Kazuki Akane à son meilleur
  • Mt-i crevera les cieux avec Tengen Toppa Gurren Lagann
  • Exelen nous fera découvrir Kakko Kawai Sengen
  • Jevanni se bidonnera avec les sirènes de Seto no Hanayome
  • Yuki nous émoustillera avec les costumes fort seyants de Lingerie Senshi Papillon Rose
  • Ryuurei brisera la barrière entre les trois mondes des bêtes, des hommes et des dieux avec Urotsukidoji
  • Aer a echappé au billet Mawapen (damn !) et gagne le droit d'écrire sur Basilisk à la place
  • Zratul passera Noël en compagnie de la loli flingueuse de Hidan no Aria
  • Enfin, Kabu nous fera jouer des glandes lacrymales avec le meilleur film de Satoshi Kon
  • Ajout de dernière minute : Gemini et son article DNA Sights 999, un bon moyen de redécouvrir un titre méconnu du Leijiverse
En tant que procrastinateur dûment patenté qui plus est affublé d'une pile de jeux à fin... à débuter sur la console (sans parler des animes en retard qui s'amoncellent comme autant de regrets au fil des années), j'ai besoin d'un défi, d'une ligne d'arrivée pour me contraindre à me mettre à mon clavier et pour pondre une poignée de lignes anémiques. Mes tentatives visant à corrompre, cajoler voire amadouer à grands coups de regards langoureux les jurés (je m'étais entrainé pourtant, j'étais allé voir le Chat potté) ayant toutes lamentablement échouées, j'ai loupé une belle occasion d'égratigner à nouveau la montagne thématique que représente Mawaru Penguindrum ou de dire que Gundam Unicorn fait du neuf avec du vieux et c'est bien pour ça que l'UC, y'a que ça de vrai dans la franchise (venant de la part de quelqu'un qui a débuté par G Gundam, avouez que c'est cocasse) - je me suis retrouvé à devoir écrire quelque chose d'un minimum consistant sur le pur délire visuel qu'est le délicieux film de cet allumé de Koike, bref d'exprimer ce que je sais probablement le mieux faire : flirter avec le hors-sujet à chaque coin de ligne. Ça va être sportif, GO !

(et plus sérieusement, un gros merci à Nyo et Tetho de m'avoir inclus dans leur liste, ça fait vraiment plaisir !)




REDLINE : a recommended safety limit : the fastest, farthest, or highest point or degree considered safe; also : the red line which marks this point on a gauge.

Dico merriam-webster.

Hey baby, why don't ya come and ride with me
Like a bullet I'm the fastest thing you've ever seen
Hey mamma can you hear the monster scream
Feel the power riding in my mean machine

Saxon - Redline


Si on exclus une B-part carrément moins véloce, certes non moins riche en délires graphiques mais avant tout prétexte à développer son cast étendu de personnages secondaires riche en excentricités - de mon chouchou Gori Rider le flic-gorrille de l'espace à Machinehead le pilote-machine en passant par le duo Super Boins et ses magical-girls-idols poumonées - ainsi qu'à établir la relation JP-Sonoshee qui plus qu'une romance est surtout une façon de mettre en scène deux façon de voir le monde de la course (mais nous y reviendrons), Redline est une gigantesque course-poursuite effrenée, non-stop, sexy, résolument jouissive et explosive de bout en bout, depuis les toutes premières minutes jusqu'à la ligne d'arrivée quelques 100 minutes de film plus loin. on pourra dire qu'on l'aura attendu, cet hommage dantesque à un esprit punk de l'animation japonaise dont on peut admirer encore quelques résurgences ici ou là (Gurren Lagann, PSG), des premières rumeurs entourant le film de Katsuhito Ishii et Takeshi Koike en 2006 jusqu'à l'avant-première au festival de Locarno en 2009 (ou sa projection au Forum des images il y a quelques mois, pour les Parisiens et les casaniers comme moi pour qui la Suisse ce sont les paquets de marmotte au chocolat au supermaché du coin). Une chose est sûre toutefois : le résultat n'aura en aucune façon déçu les fans du papa de Trava First Planet ainsi que de l'épisode pilote d'Afro Samurai

Ce n'est pas un hasard si le réalisateur de Redline agé de 48 aujourd'hui a commencé sa carrière à une période, à la fin des années 80, riche en productions visuellement osées, notamment sur le marché des OAV. Il fait ses premières armes sur des oeuvres de Kawajiri (Wicked City, Midnight Eye Goku, Cyber City Oedo 808, Ninja Scroll), où fait rapidement la preuve d'un talent qui lui permet de passer animateur-clé et d'animer de nombreuses productions marquantes des années 90 telles que Giant Robo, les OAV de Kujaku-ô signées par Rintaro (où il officie en tant que chara-designer), Memories, X, et, en mordant sur la décennie suivante, les film de Blood et Vampire Hunter D : Bloodlust. C'est à la même époque qu'il commence à marquer des véléités de créer ses propres animations à lui en réalisant l'intro de Party 7 en 2000 : urbain, hip-hop et graphiquement original, il se démarque déjà du gros de la production animée.


Party 7 marque aussi l'une de ses premières collaborations avec Katsuhito Ishii, dont le nom deviendra vite récurrent dans la carrière de Koike. Bien qu'un tout petit peu plus jeune que Koike, il est issu de l'univers des clips et a déjà un premier film à son actif quand il arrive sur Party 7 avec le fumé Samehada Otoko to Momojiri Onna (1999), adapté d'un manga de l'auteur de l'excellent Dragon Head et avec en premier rôle un acteur fétiche de Ishii en la personne de Tadanobu Asano (le déglingué Kakihara dans Ichi the Killer version Miike). Réalisateur atypique, il va se mettre à alterner dans les années 2000 productions en live et productions animées en compagnie de Koike. C'est probablement par son intermédiaire que ce dernier se voir offrir l'occasion de réaliser sa fameuse trilogie de clips Love****? pour le groupe SMAP, mais avant ça on retrouve les deux larrons sur un projet atypique qui aura fait figure de proto de luxe de Redline : c'est la grandiose série des Trava Fist Planet (2002).

Commercialisée sous l'apanage du très regretté magazine Grasshopa, ce premier véritable essai en tant que réalisateur sur une série pour Koike, même si particulièrement courte car compsoée de 4 épisodes d'une dizaine de minutes, est aussi l'occasion de passer quelques appels du pied bien sentis à destination d'un certain age d'or de l'animation japonaise des années 80 : même univers de SF spatial option esprit frontière que Redline, même faune alien cosmopolite, même natifs agressifs envers les visiteurs spatiaux, c'est aussi l'occasion de retrouver ce style graphique très particulier du monsieur, à base de dessins anguleux, d'aplats d'ombres particulièrement prononcés, et de couleurs flashy dignes d'un Aeon Flux. On pense à Birth, aux animations de Kanada pour les angles de caméra aux perspectives extrêmes et la prégnance des scènes de course-poursuite, passage obligé de chaque épisode. Dragon's Heaven aussi, pour la richesse de cet univers graphique qui évoque les pages d'un Métal Hurlant période Druillet.

Trava, c'est l'équipage de Cowboy Bebop à la dérive dans l'univers de Redline. Le héros, Trava donc (ou Travastila Anister de son vrai nom), c'est le Spike intoxiqué à la nicotine, à fourrure bleue et à longues oreilles de la fine équipe; son compagnon Shinkai (de son vrai nom %#@=J%#@=%%#^=; si je ne me trompe pas dans la translitération des phonèmes extraterrestes), le Jet raisonnable et flegmatique sous sa carapace de crustacé bipède rouge. Ensemble, ils tombent sur une capsule à la dérive en espace profond qui abrite la dénommée Mikiru, l'extra-terrestre sexy à oreilles d'elfe de son état mais affublée d'un léger problème d'amnésie; c'est donc en même temps qu'elle qu'on en apprends un peu plus sur cet univers, à peine remis d'une toute récente guerre intergalactique qui s'acheva avec l'interdiction des machines pensantes et l'introduction de machines pilotables, les Powers - tel le Speedmaster de Trava, qu'il compte bien utiliser pour gagner la Fist Planet aka la compet' des plus grands pilotes de Powers de ce coin de la galaxie avec à la clé assez de millions pour s'acheter une planète et y terminer ses vieux jours... la série est trop courte pour développer une véritable intrigue à partir de ces prémices, mais arrive malgré tout à proposer un univers graphique solide, très connoté donc immédiatement familier au spectateur. Hélas, il semble que l'on puisse faire une croix dessus si on espérait la voir débarquer un jour chez nous en France où il aurait pourtant fait fort belle figure en tant que pièce complémentaire à Redline.

D'ailleurs, devinez qui on revoit dans ce dernier ?



Crédit : ak (visiblement, l'idée vient du site off)



Dans la foulée de cette mini-série, Koike participe à Animatrix (épisode Record du monde aux côtés de son mentor Kawajiri, encore une histoire de course) ainsi de retrouver Ishii sur la séquence animée de Kill Bill de Tarantino; les deux s'attelent ensuite ensemble à la longue période de pré-production de Redline.

Passons sur la technique du film, d'autres l'auront bien mieux fait que moi, et sur l'intrigue générale du film, déjà suffisament assimilé à du Speed Racer survitaminé et sous acides en milieu ouvert, hostile et doué d'une faune allant de soldats cybernétisés au croisement entre un Tetsuo d'Akira et un God Warrior de Nausicaa dans sa phase finale de mutation : tout est prétexte à ce que l'action aille vite et soit entrecoupée d'un lot acceptable d'explosions multicolores dans ce qui reste avant tout un grand mashup mutant. S'il y a une subtantifique moelle à retirer du film, elle est ailleurs.


Crédit : 六時

JP est un pilote rêvant de participer (et de gagner) la course Redline où se retrouvent les plus grands, ainsi que les plus atypiques pilotes de la galaxie - mais ce désir reste lettre morte car sans le sou et embringué dans les combines foireuses de son mécano Frisbee qui consistent à perdre sciemment ses course afin d'empocher un pactole sur l'agent des paris, il a perdu de vue cet objectif noble, cette envie de vivre par et pour la course; au lieu de vivre son rêve pourtant à portée de main, il s'est laissé enfermé dans une forme d'aliénation et c'est au contact de sa rivale Sonoshee qu'il va retrouver définitivement le goût de la course.

C'est le point essentiel de Redline : JP na rien du petit bleu façon shônen cherchant à démontrer son talent et à trouver ainsi sa place dans le monde; dès le début du film JP a le talent qui aurait du lui permettre de gagner sa première course. Le dilemne qu'il doit résoudre pour avancer, c'est de balancer les contingences extérieures à la course avec le plaisir que lui procure la course. Difficile de ne pas élaborer sur un tel thème et de faire ainsi le lien avec le désir de l'animateur de se faire plaisir - en réalisant les animes dont il a envie, de la manière dont il a envie (notamment en ayant recours à l'animation traditionnelle à la main là où il aurait été tellement plus dans l'air du temps d'animer les courses entièrement à l'ordi), dégagé des contraintes commerciales qui font qu'un film tel que Redline, aujourd'hui, est loin de representer un succès comparable au film de K-on!! dans les salles obscures du Japon. 

En conclusion, parmi les animes que j'ai retenu dans ceux que j'ai découvert en 2011, trois en particulier m'ont parus m'offrir un commentaire sur l'état d'une industrie qui continue à se chercher, entre disparitions à répétition de ses figures historiques et un business-model qui sera encore probablement amener à évoluer : Macross Frontier, ou le présent, divertissement techniquement flamboyant, bourré de bonnes intentions mais gâchés par des détails, des scories moephiles - la Chose Verte Qui Ne Doit Pas Être Nommée, du concert avec du trap en cosplay de gothloli, des joues rougies par des sentiments confus - qu'on peut avoir du mal à digérer quand on a connu un Macross Plus il  ya quelques années : la franchise Macross au faîte de sa gloire; ensuite, un avenir possible pour l'animation avec le retour d'Ikuhara sur Mawaru Penguindrum et ce pari culotté d'une série intelligente (peut-être trop pour son propre bien et pour pouvoir jouer efficacement avec ses ficelles plus dramatiques), d'une grande richesse thématique et symbolique, et qui n'a pas peur d'aborder des sujets extrêmement délicats - en tout cas, maintenant que le papa de Chuchu semble revenu, on attends avec impatience sa prochaine série : les années qui viennent seront moins mornes que je ne le craignais pour l'animation japonaise. Enfin et aux côtés de ces dernières, Redline ou l'hommage à un passé glorieux, celui vit prospérer une génération d'animateurs et de leurs travaux - Akira, Robot Carnival ou Birth, beaucoup plus récemment Dead Leaves - passé auquel le public japonais, mis à part les otakus d'animation, semble loin d'être encore sensible si on se base sur les chiffres de l'exploitation commerciale de la production de Madhouse. 

Le dernier clou posé sur le cercueil de l'animation faite main, gageons que le passé est mort et bien mort et enterré, mais au moins on pourra dire qu'il aura tiré sa révérence avec panache.



Liens :
Joyeuses fêtes à tous !

dimanche 18 décembre 2011

Lupin III - La conspiration du clan Fûma (Cagliostro no shiro part 2)



(Xanatos avait déjà très bien exprimé tout ce qu'il y avait à dire au sujet de ce film il y a quelques années de ça sur Mata; c'est par là...)

Quand on cite le nom de Lupin III, on a tendance pas loin derrière à placer celui de Miyazaki. C'est méconnaitre le rôle de premier plan qu'a pu jouer le mentor de celui-ci, Yasuo Ôtsuka durant les premières adaptations animées de la créature de Monkey Punch. Claquant le premier derrière lui la porte du studio Toei pour A Production, artisant du fameux pilote de 1969 avec Masaaki Ôsumi, il est vite rejoint par Takahata et Miyazaki et le trio officie sur la toute première série télévisée de Lupin à partir de 1971. Il est plutôt tourné vers la formation des jeunes générations d'animateurs à partir des années 80 (placer ici l'inévitable anecdote Sadamoto/Ôtsuka, check). Encore plus tard, c'est lui qui posera les bases du fameux studio Telecom, dont le nom sera si souvent mêlé à celui de Ghibli. Miyazaki aura l'occasion d'y passer, sous un pseudonyme de circonstance, le temps de réaliser ses deux fameux épisodes de Shin Lupin ainsi que le Chateau de Cagliostro, son film-adieu au petit-fils d'Arsène.

En théorie, Fûma (1987) est dirigé par un certain Masayuki Ôzeki, dont on ne peux pas dire que la carrière ait été particulièrement mémorable. Porté disparu sur la production du film presque dès le début de celle-ci et avec un producteur aux abonnés absents, c'est Yasuo Ôtsuka qui récupère la gestion du projet. Cette génèse particulière explique le résultat final : porté par un scénario en forme d'alibi, Fûma est avant tout un travail d'animateurs pour amateurs d'animation typée Telecom/Ghibli, un film d'aventures jubilatoire, une course au trésor sous forme de course-poursuite au rythme effrené entre des personnages qui s'appliquent à faire ce qu'ils savent le mieux faire : Lupin et ses complices d'un côté, Zenigata et les forces d'Interpol de l'autre, les méchants très très méchants du clan Fuma derrière tout ça, et la belle Fujiko en moto et en combi qui compte les points.

Chose rare dans les versions cinématographiques des aventures de Lupin - contrairement à plusieurs épisodes des séries TV faisant la part belle aux compagnons de Lupin - c'est Goemon occupe ici le devant de la scène, de prime abord du moins. Notre stoïque samourai a fini par se faire mettre la bague au doigt par la charmante Murasaki. Hélas, le jour de la cérémonie voit une bande de ninjas masqués envahir la demeure du grand-père de la mariée et kidnapper cette dernière : sa famille se voit placer devant le choix cornélien de voir la jeune fille trépasser, ou bien de livrer aux malfaisants un vase ancien sensé renfermer le secret d'un mystérieux trésor. Il n'en faut pas plus pour que Lupin, invité à la noce, ne se décide à mettre la main sur le trésor et sauver la jeune et jolie épousée (ou peu s'en faut).


Crédit : あい sur pixiv (peut-être plus dans l'esprit Lupinesque, poussez jusqu'à la galerie de にんとん : son illustration pour Cagliostro mériterait de figurer sur le DVD)



  • Référence possible à Naomi de l'épisode 108 de la série Shin Lupin mis à part, le personnage de Murasaki dont s'est entiché Goemon est loin du type de la femme fatale et appartient plutôt à la vision de Miyazaki du personnage de Lupin - demoiselle en détresse dans la lignée de Clarisse de Cagliostro mais au caractère peut-être plus proche d'une Rie dans la série originale. La suite du film revendique son appartenance à la même logique Miyazakienne  : des course-poursuites proposants des vrais moments de bravoure, des pièges et des mécanismes, des cascades; l'accent est placé sur les talents d'acrobate et de sauveur de demoiselles de Lupin plus que sur son aspect plus hard-boiled du manga de voyou n'hésitant pas à jouer du revolver. Preuve supplémentaire qui ne trompe pas sur la nature de cette filiation, le choix de la couleur de la veste, verte, est définitivement connoté Miyazaki.

    Résultat, un film dynamique - on pourrait sans doute arguer avec raison que tout le film n'est qu'une seule et unique course-poursuite incessante, et à ce titre, sans doute la plus longue qu'ait connue la franchise -, porté par une bonne humeur communicative, et par un amour pour les péripéties mouvementées d'un Lupin plus endiablé et plus animé que jamais - et, par là, un amour pour un médium (l'animation) tout entier.