dimanche 10 juillet 2011

Mawaru penguindrum #01 : Pour qui sonne le glas



Ikuhara s'était fait trop rare ces dernières années pour des raisons diverses et variées (quiconque ayant assisté à ses fameuses conférences sur Utena ou ayant écouté la version commentée de la director's cut du film et son lot d'anecdotes se sera fait son idée sur ce que ça peut représenter de travailler avec un personnage sans doute doué mais aussi plus qu'un peu excentrique). L'annonce de Mawaru penguindrum avait été une très belle surprise, modérée par la crainte que dix ans de congés n'ait asséché la créativité d'un réalisateur qui, quoi qu'il fasse, ne pourrait arriver à la cheville de son magnum opus. Le visionnage du premier épisode a balayé ces appréhensions et promet le meilleur pour la suite.

Pour qualifier ce premier épisode, je retiendrais l'élégante expression de Carl Kimlinger sur ANN : Ikuhara's seductive, subtly menacing circus. Visuellement splendide (la séquence du Crystal World, sans doute vouée à devenir la nouvelle scène récurente dans la  lignée de l'ascension vers le chateau dans Utena), dans le plus pur style des précédents travaux de ikuhara, chaque scène est bourrée d'informations et de références, souvent symboliques, venant enrichir la trame scénaristique; on est loin de la réalisation molassonne et plan-plan de la première adaptation de light|visual novel venue. Mawaru penguindrum est un remède à la médiocrité à laquelle on s'était mollement résigné ces dernières saisons.


Alice et Blanche-neige en bonne place. Pas de doutes, on retrouve l'habituel background parcouru de références littéraires ou mythologiques. Blanche-neige en particulier me semble le plus pertinent car collant à ma théorie voulant que Himari soit décédée et que ses deux frères, refusant la mort de cette dernière, sont en train d'halluciner. D'où le motif des pingouins, associé à la visité fatale à l'aquarium, et devenu inséparables de ces manifestations d'Himari dans le monde réel.



Le conte de Blanche-neige a souvent été revisité à travers des relectures plus sombres, plus glauques, associant justement inceste et nécrophilie : on pensera à Kaori Yuki ou à Neil Gaiman. Dans Mawaru penguindrum, ces deux thèmes sont liés lors de la phase de transformation dite du Crystal World / Rock over Japan.





Parallèle Crystal World / cercueil de crystal qui est celui de Blanche Neige dans certaines version du conte (et qui rappelle celui dans lequel fûrent enfermées Anthy et Utena elle-même dans Utena) d'une part, le fait que la séquence de transformation se déroule à l'envers - au lieu d'enfiler son costume, l'héroine s'en défait progressivement - et qu'elle soit suivie d'une autre séquence où l'on voit l'un des frères embrasser Himari est assez parlante. Il y a un cadavre peut-être même pas métaphorique dans la chambre de leur soeur, et les deux frères refusent de s'en séparer et préfèrent lutter contre ce destin qui les as privé d'un être cher - thème du destin lui aussi omniprésent : voir le titre de ce premier épisode (Unmei no beru ga naru) ou le nom de la chanson de l'OP (Nornir, les nornes déesses de la destinée humaine dans la mythologie nordique).

Tiens, il y a aussi une autre référence que j'avais loupé au premier visionnage : le dialogue des deux enfants portant sur l'autre monde vers lequel se dirige Campanella. J'avais cru entendre de prime abord Belladona et fait le lien avec la scène du thé empoisonné dans Utena; il s'agis en fait plus vraissemblablement d'une référence au Train de nuit dans la Voie lactée de Kenji Miyazawa, histoire dans laquelle deux enfants faisaient le voyage vers l'autre monde, celui des morts - le premier enfant accompagnant le second vers sa destination finale totu en réalisant au fur et à mesure la nature de cette dernière, l'histoire étant une métaphore du difficile processus de deuil. Le thème du train correspond sans doute dans Mawaru au découpage des épisodes en Station.


Une adaptation de l'histoire de Kenji Miyazawa en film existe depuis 1985 et mérite largement le coup d'oeil.

En conclusion : un premier épisode ébouriffant d'une maitrise à laquelle on n'était plus trop habitué et qui me donne envie de croire à nouveau aux vertus d'une animation japonaise trop souvent et trop facilement débile et débilitante, proche du gâtisme et auto-destructrice, ghettoisée chez ses clients otaques adeptes de l'onnanisme sur le dakimakura de leur mascotte favorite. Et l'accueil qui sera fait à cette nouvelle série - pour autant qu'elle tienne ses promesses - sera un bon moyen parmi d'autres d'apprécier si l'industrie a encore un futur devant elle.

e-conte : Kunihiko Ikuhara
enshutsu : Shouko Nakamura
dir. animation : Terumi Nishii
ending illustration : Lily Hoshino

Infos sur la série :
Mata-web
Japanator

Et n'hésitez pas à venir discuter avec nous des prochains épisodes ! Promis, on ne mords pas. Enfin, pas trop fort, en tout cas.






dimanche 3 juillet 2011

Môryô no hako : foire aux gobelins et noirceur de l'âme



Difficile de vanter les mérites de cette série signée Madhouse en 2008 tant elle semble être passée inaperçu, notamment chez nous - mis à part Exelen, sous les auspices de laquelle je vais me placer, et qui en fit un de ses coups de coeur de l'année. Plusieurs raisons probables à cet état de fait : le chara-design des Clamp qui en aura découragé plus d'un ("At first, I wasn't going to pick it up because the character designs are by CLAMP, whose extreme style I'm not too fond of." - animeshoon), la prédominance des dialogues sur l'action (avis exprimé entre autre et avec beaucoup d'humour par baka-raptor), et l'extrême lenteur avec laquelle les fansubs sortirent à l'époque et sur près de six mois tandis que les traducteurs écumaient les bibliothèques à la recherche de la documentation leur permettant de percuter un mot aux soliloques ésotériques de Kyôgokudô/Akihiko. Dommage, car ceux qui auront eu le courage de se pencher sur son cas auront pu découvrir un petit joyau de construction scénaristique, sublimé par un style s'inscrivant dans une tradition typiquement japonaise mêlant horreur morbide et recherche esthétique. Sans aucuns doutes possibles l'un des meilleurs successeurs en date à Boogiepop Phantom, dans une catégorie très particulière.

A l'instar de certains des précédents travaux du scénariste Sadayuki Mura (Boogiepop, Millenium Actress), on retrouve dans la série son goût à bazarder toute prétension à respecter le schémar narratif classique bien linéaire en mettant plutôt l'accent sur les flashback et autres retours en arrière (ou en avant). Môryô no hako réussit de manière plutôt exemplaire cet exercice délicat consistant à mettre en place plusieurs intrigues semblant séparées de prime abord avant de rassembler toutes les pièces du puzzle lors des derniers épisodes et montrer qu'il s'agit d'une seule et unique affaire aux multiples ramifications. Les intrigues principales sont :
  • l'accident dont est victime Kanako
  • l'enlèvement de cette dernière et les secrets de famille de Yoko
  • l'affaire du serial-killer responsable du démembrement de plusieurs jeunes filles
  • les agissements contestables d'une secte, celle du culte de Onbako-sama 
  • les rêveries de Sekiguchi basées sur ses nouvelles et sur celles écrites par Kubo
Le motif par excellence nouant entre elles ces différentes affaires est celui de la tête de la jeune fille dans une boite. Difficile de parler d'expliquer l'intrigue sans en dévoiler des éléments majeurs toutefois, spoilers, donc. De toute façon, présenter la douzaine de personnages de l'intrigue serait un poil trop long et fastidieux dans le cadre de cet article, donc je compte faire comme si vous aviez vu au moins les premiers épisodes et acquis une connaissance des principaux protagonistes, histoire de faire court.

A la manière d'un Princess Tutu, chaque épisode de Môryô no hako débute par une courte saynète ayant souvent une portée symbolique pour l'épisode en cours, et mettant en scène Sekiguchi transposé dans le contexte d'une des nouvelle que lui ou son quasi alter-égo, l'écrivain Kubo, a écrit. L'introduction du premier épisode, il imagine se réveillant dans un train qu'il avait pris pour se rendre à la maison familiale suite au décès de sa grand-mère. En face de lui, un homme, Kubo, voyage avec une boite sur les genoux et à laquelle il semble tenir énormément. Il ouvre cette boite. A l'intérieur, se trouve la tête d'une jeune fille. Ses yeux bougent, elle sourit puis semble articuler quelques mots : la tête est toujours vivante. Pour une raison mystérieuse, Sekiguchi ressent un profond sentiment d'envie devant cette scène. Fondu au noir, suivis du titre de la nouvelle ayant inspiré la saynète : "La femme à l'intérieur de la boite", de Kubo Kôji (qui semble donc être le nom de plume de Kubo Shunko, de la même manière que Kyôgokudô est celui de notre bon Akihiko Chuzenji).



La scène étant rêvée par Sekiguchi, le visage qu'il aperçoit est celui de Atsuko Chuzenji (apparition dans la série à partir de l'épisode 2) laquelle travaille pour son éditeur. Elle est la soeur d'un ami de longue date, Kyôgokudô/Akihiko Chuzenji (apparition dans l'épisode 5); onmyôji, c'est un spécialiste en occultisme et un détective amateur d'une grande acuité qui n'est pas sans rappeler un Sherlock Holmes en kimono; il devine que les nouvelles écrites par Kubo apportées par Sekiguchi lui apporte ne sont pas des fictions mais sont en fait la transposition à l'écrit d'événements réellement arrivés à l'auteur. Dans l'épisode 13, on apprends le noeud de l'affaire : cette scène de l'épisode 1 a été inspiré à Kubo par sa rencontre avec Amamiya, après l'enlèvement de Kanako et quand ce dernier s'est enfuit avec la tête de la jeune fille maintenue artificiellement en vie par la machinerie mise au point par Mimasaka. Lui aussi, pris au piège de ses sentiments malsains pour la jeune fille, finit par réaliser son rêve dans cette parodie monstrueuse d'une fugue amoureuse. Possédé par son môryô, il provoque l'apparition d'un autre môryô en la personne de Kubo en suscitant chez ce dernier l'envie de posséder sa propre femme dans une boite. D'où les meurtres, utilisant pour celà le culte de Onbako-sama de son père pour repérer ses victimes, dont Yoriko, responsable de l'état de son amie... une chaine de cause et de conséquences karmique s'est ainsi mise en place, dont les maillons seraient les môryô, les obsessions malsaines ressenties par les différents acteurs du drame et qu'ils gardaient enfouis en chacun d'eux (métaphore de la boite, hako).


Les môryô dévorent les corps des morts...
(oui, j'ai inclus cette image pour montrer que ça ne faisait pas QUE discuter dans cette série)

Pour revenir sur le style particulier de cette série et qui mêle horreur, fantastique et scènes oniriques à un contenu particulièrement glauque - voir l'avis de Gemini -, loin de représenter un cas unique, on peut tracer une filiation entre Môryô no hako et d'autres titres de culture visuelle nippone qui l'ont précédé. Si je cite Kara no Kyokai, Angel Sanctuary, Utena, Funeral Procession of K, ou encore MPD Psycho, on peut reconnaitre une récurrence de thèmes communs présents dans tout ou partie de ces séries : obsession pour le "pêché" et le mal, la mort, les déviances sexuelles (réalisées ou symboliques : inceste, homosexualité, nécrophilie), corruption et monstruosité (des corps, des âmes), personnages adolescents, et surtout une recherche esthétique omniprésente (d'autant plus dans le cas d'un shôjo). 

Plutôt qu'une traduction japonaise directe de la littérature gothique, j'y vois plutôt un héritage du mouvement Ero Guro Nansensu de l'entre deux guerre, pas au sens de l'imagerie pornographique que l'on connait mais  plus dans la veine des écrits d'un Erogawa Rampo (La Chenille...). Pour citer Wikipedia :

Ero guro puts its focus on eroticism, sexual corruption and decadence.

The term is often used incorrectly by western audiences to mean "gore"—depictions of horror, blood, and guts. In actuality the "grotesque" term implies malformed, unnatural or horrific.





Conclusion : Môryô était une première expérience en tant que directeur de série pour Ryosuke Nakamura,  il s'en sort avec talent et a depuis transformé l'essai sur sa partie de Aoi Bungaku. Plus dramatique que Requiem from the darkness la précédente adaptation d'un roman de Natsuhiko Kyogoku, elle n'en reste pas moins immanquable si vous cherchez une bonne série horrifique et particulièrement mature, dotée d'une intrigue à tiroirs bien ficelée, et dans la mesure où de très longs dialogues sur l'onmyôdô, les différentes manières de réciter les prières entre Ise et les autres sanctuaires shinto, ou encore portant sur l'analyse des kanjis composant des termes issus du folklore ne vous font pas (trop) peur. 

Liens et critiques :

Suit une chronologie des événements de la série. De part la nature de cette dernière (non-linéaire, multiplication des flashbacks), elle est très probablement erronée, en particulier quand les événements s'accélèrent avant la conclusion lors des derniers jours de septembre.
 

Meiji 44 (1911)

épisode 5 : Le professeur Tomokichi Fukurai se livre à une série d'expériences très critiquées sur la perception extra-sensorielle.

Seconde guerre mondiale

Kyôgokudô sous les drapeaux. Son travail porte sur la religion et les moyens de convertir massivement les américains au shintoïsme dans l'hypothèse d'une victoire du Japon. Rencontre Mimasaka.

15 août, Showa 27 (1952) - Festival Obon (fête des morts)

épisode 1 : Kanako et Yoriko décident de s'enfuir ensemble et se donnent rendez-vous dans une gare la nuit. Kanako est heurtée par le train dans lequel voyageait l'inspecteur Kiba. Opérée dans le courant de la nuit, elle est ensuite transportée à l'hopital de Mimasaka.

17 août

épisode 3 : rentrée chez elle Yoriko a une dispute avec sa mère. Leur relation continue de se détériorer.

18 août

épisode 3 : la mère de yoriko tente de faire exorciser sa maison par Hyouei Terada, premier indice qu'elle est sérieusement tombée sous la coupe du culte de Onbako-sama.

25 août

épisode 3 : Kiba découvre Yoko Yuzuki en train de lire une lettre anonyme.

29 août

épisode 2 : découverte du bras droit du premier corps, abandonné dans un sentier de montagne à Outarumi.

30 août

épisode 2 : découverte des deux jambes du premier corps au lac Sagami. Ils sont stockés dans une boite en fer, les membres des vicitmes des meurtres suivants seront retrouvés dans des boites en bois de paulownia.

Sekiguchi, Atsuko et Enokizu découvrent par hasard l'hopital de Mimasaka en enquêtant sur ces membres abandonnés.

31 août

épisode 3 : Yoriko vient visiter Kanano à l'hopital. Avoue que c'est un homme aux mains gantées qui a poussé Kanako sous le train. Kanako semble consciente mais n'a plus de voix.

Kanako est enlevée.

épisode 4 : Suzaki est tué devant l'incinérateur.

Yoko demande à Kiba de l'aider à retrouver Kanako.

épisode 13 : Kubo aperçoit Kanako. Cette vision déclenche la série de meurtres des jeunes filles démembrées.

6 septembre

épisode 4 : découverte d'un nouveau membre, une jambe, à Hachiouji.

7 septembre

épisode 4 : découverte de l'autre jambe à Choufu. Découverte d'un bras à Noborito.

10 septembre

épisode 4 : Sekiguchi rencontre son éditeur. Atsuko arrive et leur apprends que deux bras ont été retrouvés Akishima. Ils appartiennent à un autre corps, il s'agit donc de la troisième victime.

15 septembre

épisode 4 : dans une ruelle sombre, une jeune prostituée rencontre l'homme aux mains gantées.

16 septembre

épisode 4 : découverte d'un nouveau membre. Scène où l'homme aux mains gantées dépose la tête de sa dernière victime dans une boite.

Kiba continue d'enquêter sur la disparition de Kanako et interroge un réalisateur dans un club. Apprends la nature des expériences passées de Mimasaka. En rentrant chez lui, il hallucine et se trouve confronté à des visions remontant à la guerre.

22 septembre - Shûbun no Hi - équinoxe d'automne

épisode 5 : Sekiguchi et Toriguchi rendent visite à Kyôgokudô.

épisode 6 : En prenant exemple sur la manière dont il a deviné des éléments de la vie de Toriguchi, Kyôgokudô discutent avec ses invités de la manière dont des charlatans arrivent à tromper autrui et réussissent à faire croire qu'ils possèdent des pouvoirs surnaturels. Relie ce thème à Terada et au culte de Onbako-sama qui préoccupe Toriguchi.

épisode 7 : la discussion continue, cette fois sur l'origine et la nature des môryô.

23 septembre

épisode 4 : Masuoka engage Enokizu. On apprends que le grand-père de Kanako est mort deux jours avant, ce qui rends effectif le testament lui léguant sa fortune.

25 septembre

épisode 8 : Fukumoto interroge plusieurs camarades de classes de Yoriko. Yoriko se remémore sa rencontre avec l'homme aux gants.

27 septembre

épisode 9 : Sekiguchi et Kyôgokudô discutent de la nouvelle écrite par Kubo.

28 septembre

épisode 10 : Sekiguchi et Kyôgokudô se donnent rendez-vous dans un temple et discutent de l'extermination des oni. Confrontation avec Terada.
   
29 septembre

épisode 8 : Yoriko se sent de plus en plus isolée de ses camarades et de sa mère.

Kiba apprends que les victimes étaient vivantes quand elles ont été découpées, puis se rends chez Kyôgokudô.

épisode 9 : en allant voir Yoriko, Sekiguchi et Enokizu rencontrent Kubo au café. Enokizu lui confie la photo de Kanako.

épisode 8 : Yoriko encontre Sekiguchi et Enokizu, puis se rends à son rendez-vous avec l'homme ganté au café.

épisode 9 : après avoir croisé Yoriko, Sekiguchi et Enokizu empèchent le suicide de sa mère.

30 septembre ?

épisode 10 : Kyôgokudô panique quand il apprends que Kubo portait des gants. Découverte des bras de Yoriko. Kubo échappe à l'arrestation.

1er octobre

épisodes 11-13 : le corps démembré de Kubo est découvert. Kyôgokudô & cie rendent visite à Aoi, blessé lors de l'arrestation râtée. Kyôgokudô discute de son travail passé pour l'armée et de ses impressions sur Mimasaka.

Kiba quitte son travail en emportant son revolver. Se rends à l'hôpital pour tuer Mimasaka.

Kyôgokudô envoie Sekiguchi et les autres en avance pour empêcher Kiba de commettre un crime.

Tous les acteurs sont réunis à l'hôpital de Mimasaka pour la conclusion de l'affaire.

Hiver 1953 - épilogue

épisode 13 : Ultimes nouvelles de Amemiya et de son étrange bagage.

Premières émissions de télévision japonaise après-guerre, premier modèle de télévision conçu dans l'archipel par Sharp (lien). La télévision, une autre boite aux gobelins... ?